Qui suis-je?

IMG-20160606-WA0003m

Je m’appelle Morgane, j’ai 36 ans. Je suis française. Je suis arrivée à Madrid il y a 5 ans pour les beaux yeux d’un Espagnol. Nous avons un petit garçon.

J’ai travaillé pendant plus de 10 ans dans le domaine de la coopération internationale, en tant que coordinatrice de projet pour Médecins Sans Frontières. J’ai un master de « santé publique internationale et affaires humanitaires ». Depuis toujours, j’ai une passion pour les tout-petits. J’ai d’ailleurs financée toutes mes études en travaillant auprès d’enfants.

Durant mes années d’expatriation avec Médecins Sans Frontières, j’ai mûri le projet de me former en tant qu’éducatrice de jeunes enfants, avec derrière la tête l’idée de prendre par exemple la direction d’une structure, type crèche ou halte-garderie, afin de combiner ma passion pour les tout-petits avec mon expérience de gestion de projet. J’ignorais alors qu’en guise de retour en France, c’est une installation en Espagne qui m’attendait…

A mon arrivée à Madrid, je me suis renseignée sur les structures d’accueil des jeunes enfants. Ce que j’ai découvert m’a tout simplement effarée :

Ici les bébés ne vont pas à la « crèche », ils vont à l’école. Le 0-3 ans dépend de l’éducation nationale et constitue le premier cycle de l’école maternelle (escuelas infantiles, primer ciclo). Le système espagnol considère qu’il faut offrir aux enfants une éducation dès leur plus jeune âge et non pas se contenter de répondre à leurs besoins physiologiques.  Soit. Les taux d’encadrement m’ont stupéfiée:

  • 8 enfants par adulte jusqu’à 12 mois
  • 14 enfants par adulte entre 12 et 24 mois
  • 20 enfants par adulte entre 24 et 36 mois.

J’ai visité beaucoup d´ « escuelas infantiles ». J’ai eu l’impression d’entrer dans des « poulaillers à enfants ». Des salles, relativement petites étant donné le nombre d’enfants, dans lesquelles les enfants jouent, dorment et mangent.  Dans l’une d’elle, la directrice m’a montrée très fière, les petits matelas qu’ils venaient d’installer dans la pièce des 12-24 mois : « vous voyez, dès qu’un enfant est fatigué, il peut s’allonger et faire un somme ». Je voudrais que l’on m’explique comment on dort au milieu de 13 autres enfants sautant dans tous les sens.  Toutes ces « écoles » essayent de se différencier les unes des autres par la richesse de leur projet pédagogique pour attirer les familles, car beaucoup d’entre elles sont privées: développement de la créativité, cours d’anglais, psychomotricité…Et quid si un enfant pleure ? Comment on fait pour le consoler si l’on est seul avec 8, 14 ou 20 ?

Je suis sortie de ces visites avec deux convictions :

  • Je ne travaillerai pas dans une crèche en Espagne
  • Le jour où j’aurai des enfants, ils n’iront pas dans une crèche en Espagne.

J’ai alors imaginé travailler à mon compte, à domicile, comme assistante maternelle. Et j’ai découvert que la profession commençait à apparaitre. A Madrid, elle vient même d’être régulée depuis octobre 2015. Je me suis rapprochée de la red madre de dia http://www.redmadresdedia.com/.

En 2015-2016, j’ai passé le diplôme d’éducatrice de jeunes enfants en Espagne. A la rentrée 2016, j’ouvre En petit comité.

IMG-20150802-WA0003m